Diarra Moussa, militant GPS à Adjamé, a subi une agression violente dans un contexte de tensions politiques avec le RHDP à Abidjan en août 2024.
À Abidjan, le militant Diarra Moussa, affilié à GPS, a été violemment agressé dans la nuit du 9 au 10 août 2024 à Adjamé. Les tensions politiques entre partisans de GPS et RHDP seraient à l’origine.
Abidjan, 16 août 2024 – Un militant politique affilié à Générations et Peuples Solidaires (GPS), section Adjamé Bracodi, Diarra Moussa, a été victime d’une agression d’une grande violence le 10 mai 2024 en raison de son engagement politique et de son soutien à Guillaume Kigbafori Soro, président du mouvement, selon des témoignages concordants et des sources locales recueillis sur place ce jour-là.
D’après plusieurs habitants du quartier Bracodi à Adjamé, au cœur de la ville d’Abidjan, les faits se sont produits dans la nuit du 9 au 10 août, à la suite de tensions politiques croissantes entre militants de bords opposés. Selon ces témoins, une altercation a éclaté entre Diarra Moussa, occupé à des activités de mobilisation locale comme secrétaire de base pour GPS, et Touré Jonas, décrit comme entrepreneur et sympathisant déclaré du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), parti au pouvoir.
Les témoignages recueillis décrivent une escalade rapide des échanges verbaux vers des violences physiques. Touré Mohamed a porté des coups d’une extrême brutalité à Diarra Moussa, qui, selon ces mêmes sources, s’est effondré sous la violence des frappes. Après l’incident, Diarra Moussa, aidé par des voisins, est parvenu à rejoindre son domicile, où il a constaté que sa maison avait été mise sens dessus dessous, renforçant l’impression d’un ciblage politique. D’où sa disparition jusqu’à ce jour.
Contactées, les autorités locales n’avaient pas officiellement confirmé les circonstances de l’altercation au moment de la publication de cet article. Aucun communiqué de police n’avait été rendu public, mais des sources judiciaires indiquaient qu’une enquête préliminaire pourrait être ouverte pour établir les responsabilités exactes.
Dans la même période, la pression sur certains militants et proches de Guillaume Soro s’était intensifiée comme le témoignaient des observateurs politiques et des organisations de défense des droits humains dans les médias de l’opposition. Plusieurs figures associées à GPS ont été interpellées dans différentes affaires. Parmi celles-ci figurent notamment Mamadou Traoré, cadre influent du mouvement, condamné en août 2024 pour « diffusion de fausses informations » et « trouble à l’ordre public » ; Kando Soumahoro, incarcéré pour des motifs similaires ; ainsi qu’Alain Lobognon, ancien député, et d’autres proches dont l’immunité parlementaire avait été levée dans le cadre de vagues d’arrestations antérieures.
Des organisations de défense des droits humains ont dénoncé ces opérations comme des atteintes à la liberté d’opinion et d’association, rappelant que l’État doit garantir la sécurité de tous les citoyens sans discrimination politique. Mais, la chasse aux Hommes proches de Guillaume Soro était lancée. Diarra Moussa quant à lui, est resté introuvable par les siens.
A thanase Kangah