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En Côte d’Ivoire, les enfants de planteurs de café-cacao, réunis au sein de l’UNEPC-CI, dénoncent les dysfonctionnements dans la commercialisation du cacao et exhortent autorités et acheteurs à renforcer contrôles, transparence et respect des règles.
Face aux difficultés rencontrées dans la commercialisation du cacao, l’union nationale des enfants des planteurs de Côte d’Ivoire (UNEPC-CI), dans un communiqué signé par son président Yao Koffi Sylvain dont nous avons reçu copie, élève la voix pour dénoncer cette situation et interpelle les autorités à renforcer le mécanisme de contrôle et demande aux acheteurs et les acteurs de la chaine de commercialisation à respecter les règles établies.
« Nous, enfants de planteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire, organisés au sein de l’UNEPCCI, avons pris connaissance avec une vive préoccupation des informations relayées par la presse nationale faisant état de la colère et du désarroi des producteurs, confrontés à des pratiques jugées inacceptables dans la commercialisation de leur cacao », souligne le communiqué.
Il précise que « nos parents, qui vivent essentiellement du fruit de leur labeur, dénoncent une situation où, au lieu du paiement effectif de leur production, ils reçoivent de simples reçus, compromettant gravement leur capacité à subvenir aux besoins fondamentaux de leurs familles. Cette réalité est non seulement injuste, mais aussi dangereuse pour la stabilité sociale, l’avenir des communautés rurales et la durabilité de la filière cacao ».
Avant de rappeler que « le cacao ivoirien est le pilier de l’économie nationale et que la dignité du producteur doit rester au cœur de toute politique et pratique de commercialisation ». Selon le communiqué, « toute dérive qui fragilise les revenus des planteurs met directement en péril l’éducation, la santé et l’avenir de leurs enfants ».
Par ailleurs, le communiqué précise que les enfants des planteurs expriment leur solidarité totale à leurs parents producteurs et appellent les autorités compétentes et les structures de régulation à renforcer les mécanismes de contrôle et de sanction. Ils interpellent les acheteurs et acteurs de la chaîne de commercialisation à respecter les règles établies, la transparence et l’éthique. A cet effet, ils jugent nécessaire de promouvoir la transformation locale, la conservation et la création de valeur ajoutée afin de protéger les revenus des producteurs.
« L’avenir de la filière cacao ne peut se construire sans justice pour les planteurs. Protéger le producteur aujourd’hui, c’est sécuriser l’avenir des enfants de planteurs et garantir la durabilité du cacao ivoirien demain », conclu le communiqué, tout en appelant les enfants des planteurs à rester mobilisés, vigilants et engagés pour une filière cacao équitable, responsable et respectueuse des droits des producteurs.
Y. K